Quelques gothic lolitas #38

Faire du vélo, ça ne s’oublie pas.
Du moins en théorie, hors cas de traumatisme crânien avec perte de mémoire et autres pathologies.

Par contre, les bonnes habitudes, ça oui, ça peut se perdre. On faisait un truc régulièrement et puis soudain, plus besoin de le faire car une solution de facilité se présente à soi. Résultat, on perd les anciens réflexes au profit de nouveau. Sauf qu’il peut arriver que ces anciens réflexes étaient justement des bonnes habitudes qu’il fallait garder dans un coin de sa tête pour un moment propice.
J’achète sur un coup de tête Bioshock Infinite car les avis sont dithyrambique, la critique, prolixe et impérieuse et le joueur, béat de contentement (attention, y’a la bave qui coule). Ma foi, essayons.

Après la balade de l’introduction, voici qu’arrive enfin la première baston , ce moment délicat où tu prends le bouzin par les cornes pour en remontrer à ses polygones belliqueux qui c’est le patron.
Alors bon, les débuts sont un peu erratiques, mais c’est pas grave, je suis assez erratique comme garçon.  Je gère ce pugilat à grands coups de… De quoi au fait? Ah, on va dire de treuil-tyrolienne-poulie mécanisée (ouais dans Bioshock Infinite, tu fais du kill au matériel d’escalade.) Et je récupère mon premier gun, ma première pétoire, bref, le flingue de base qui est le premier pas dans « la course à la puissance », voyez mes précédents et merveilleux articles pour en apprendre plus sur cette théorie.
Pendant que j’avance tel un forçat du Z, voilà que les affrontements suivants sont plus chauds.

─ Sapristi! m’écriais-je (j’ai lu tout Tintin) Ces forbans sont bien vindicatifs…

Et joignant les actes aux paroles, je me retire un peu pour récupérer des coups et repartir à l’attaque. Sauf que dans Bioshock Infinite, vous avez une barre de vie. « Simple indicateur visuel » me suis-je dis. Comme dans tout bon FPS actuel, la vie se recharge avec le temps et l’arrêt des dégâts continus.

Sauf que la dite barre reste, malgré mon arrêt prolongé, dans un ébène inquiétant.
─ Allons, barre de vie! tempêtais-je. Regagne ta pourpre hémoglobine que je puisse dépêcher ces malandrins!
Rien de rien.
La barre de vie reste à sa place et me toise de ses deux pixels restant.

Ma mine colérique ne changea de physionomie que lorsque le coup fatal me fut porté par un ennemi plus random qu’un ouvrier de Starcraft 2.

Je dus me rendre à la cruelle évidence, je n’avait pas n’importe lequel des FPS en face de moi. Pourtant la barre de vie aurait du me mettre la puce à l’oreille, et me redonner immédiatement les bonnes habitudes de jadis, me faire prendre conscience qu’il y avait là un piège.
Ayant joué à deux-trois Call of Duty, aux Uncharted et un peu de Planetside 2 , les jeux où les combats sont prédominants posent désormais comme poncif celui de la vie auto-régénérante, source de fluidité ludique à défaut de challenge diraient certains.
Et malgré cette première leçon, plusieurs fois pris dans la tourmente du jeu, je vais me piter dans un coin en attendant une meilleure santé et me rappelant en urgence que je devrai plutôt partir en quête d’un kit de soin et me battre comme un beau diable, démarche qui éveille en moi des souvenirs de Tomb Raider et de ses trousses de soins.

Bercé par la modernité, on oublie l’ancien et ses contraintes. On oublie la difficulté et l’exigence d’une certaine philosophie d’antan.
J’aurai du dès le départ être suspicieux, comprendre que Bioshock Infinite n’est pas un jeu comme les autres. Le fait de voir cette barre qui change les habitudes aurait du me mettre la puce à l’oreille et me rendre prudent et circonspect, cela m’aurait éviter d’être trahi par le jeu et aussi par mon aveuglement.

Enfin… Si le jeu me donne trop de difficultés et me fait trop de tort, je suis toujours à temps de le mettre à la corbeille et de rester sur des acquis paresseux.

Publicités
Cet article a été publié dans Gothic Lolitas. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s