Reboot presque parfait…

Le défi est de taille! Je dois arriver à finir Tomb Raider avant le 12 mars, jour de la sortie de Heart of the Swarm.

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A la base, le mois de mars devait être un mois plutôt violent pour le portefeuille. En plus des deux jeux précités, j’étais fermement décidé à me mettre à Sim City, série de jeux qui m’a toujours interpellé à l’époque où l’informatique n’était pas à ma portée. Mais au vu de l’actualité vidéoludique, il faut reconnaître qu’il y a quelque chose de pourri au royaume d’EA, les différents tests lus confirmant tout ce que je craignais de voir dans ce jeu…
C’est d’autant mieux pour mes deniers qui resteront temporairement au chaud.

L’année dernière, c’est Mass Effect 3 que je faisais à la même période, rushé en 3 sessions de jeux intensives. Je n’en garde pas un souvenir très bon. Il me manquait une mission car j’ai eu le malheur d’en lancer une avant qui  me bloquait l’accès à la facultative. Dans le même ordre d’idée, pour quelques écarts pragmatiques,  mon taux de conciliation n’a pu arriver à son maximum, me privant là de quelques réponses supplémentaires dans les derniers instant du jeu. Les choix moraux sont donc complètement fumeux, condamnant votre Sheppard à être plus  partial et extrémiste qu’un Georges W. Bush ou une Sarah Palin. Passons…

Oui parce bon, c’est de Tomb Raider dont on va parler pour le moment. Dans la mesure où c’est le jeu sur lequel je suis en train de passer mon temps libre, je peux affirmer sans crainte que le jeu est bon selon mes critères. Mais cependant, s’amuser sur un jeu ne permet pas non plus d’excuser divers petits soucis quand ce ne sont pas carrément des gros trucs bien emmerdants.

Si certains avancent le fait que le scénario est « moisi », je me dois d’apporter une petite précision: Le scénario ne l’est pas. Il s’inscrit juste dans la lignée de ce que pourrait être un reboot de Tomb Raider. Lara Croft, jeune archéologue, part en expédition au large du Japon pour retrouver la trace d’un royaume perdu. On peut difficilement crier à la trahison ou à la nullité pour un Tomb Raider

Par contre, il y a de très gros problèmes au niveau de la narration, qui font de Crystal Dynamics de bien piètres conteurs d’histoire.
Ainsi, dans un premier temps, l’introduction est bordélique au possible. On retrouve Lara sur son bateau, et avant même d’essayer d’introduire le personnage, de présenter un peu ses ambitions, ses doutes, des facettes de son caractère, on arrive de suite au naufrage que nous avons tous vu dans les trailers. Aucun sidekick n’est introduit vraiment pour pouvoir créer un peu d’attachement avec le joueur.

C’est un début abrupt qui donne plus un sentiment de brouillon que celui d’une introduction brutale et sans concession dans le nouveau Tomb Raider. Les cinq premières minutes de jeu furent donc mitigées… Par la suite, la chose ne s’améliore pas vraiment car tout va trop vite et à chaque fois de façon trop brève: les cut-scenes sont expédiées alors que plus de bla-bla et de mise en scène permettrait de mieux présenter les personnages. Mention spéciale à la scène qui introduit vraisemblablement le méchant de l’histoire. Trois phrases sont échangées et un side-kick qui disparait enlevé par ce personnage. Une solide connaissance de Lost permet heureusement de vite comprendre à qui on a à faire.
Dans le même ordre d’idée, les différents trailers et autres présentations ont dévoilés de nombreux éléments de l’intrigue, notamment le fait qu’un « secte » de naufragés ont la main-mise sur l’île (gardez Lost sous le coude, je vous dit) et se nomment les « Solarii ». Plusieurs fois Lara y fait logiquement référence mais je n’arrive plus à me remémorer le moment où elle découvre le terme. Elle s’oppose dès le début à eux, du fait qu’ils essayent de la kidnapper, mais ils restent mystérieux. Ils sont ensuite nommés et désignés de façon normale sans qu’ils soient formellement introduit dans le récit. j’ai le sentiment qu’on a compté sur la com’ des derniers mois pour faire entrer le scénar dans la tête des gens…

Alors c’est pas un mal d’aller voir du coté de Lost hein, y’a plus dégueu comme référence, mais il faut tenir sa narration un minimum et ne pas hésiter à faire des cut-scenes denses pour faire parler un peu tout ce monde.
Si les personnages communiquent entre eux, l’ensemble est malgré tout trop bref, trop concis. Ce sont des petites touches, le temps de placer un objectif, ce qui est normal dans un jeu vidéo certes mais penser aux à-cotés, au background c’est bien aussi, surtout pour donner de la consistance à un reboot.
D’ailleurs, avant de passer au background, juste un mot pour dire qu’il va falloir arrêter les micros-coupures de jeu juste pour montrer Lara passant sous une barre de fer. Ça devient nuisible à l’immersion lorsqu’on explore un tunnel inconnu. Au contraire, la fluidité me semble de mise pour ne pas briser le sentiment de découverte du joueur.

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Oh! Une barre de fer! (l’étonnement se lit sur son doux visage)

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Eeeeeet cut-scene avec gros plan pour montrer qu’on passe sous une barre de fer…

Oui, alors le souci avec le background, c’est le fait que si on ne développe pas les personnages par le biais de cut-scenes et de dialogues, le jeu préfère passer par le biais de documents que le joueur doit découvrir par lui-même. Que ce soit des journaux intimes ou des lettres, on finit toujours pas découvrir les motivations et/ou le passé de tel ou tel personnage. Sauf que, quand on réfléchit cinq minutes, on se retrouve parfois devant les réflexions d’un personnage qui était dans la mouise une bonne partie du jeu… Euh… Où tu as trouvé le moment d’écrire tout ça? Et surtout pourquoi ton journal intime traîne au milieu de nulle part, sachant qu’il a moins d’une semaine d’existence? Tu peux pas le garder avec toi? Non, visiblement…

Après, la chose se justifie pour des écrits plus anciens, donc cette méthode de « secrets » si chère à Tomb Raider ne dépareille pas, non plus, mais il y a un vraiment un souci de cohérence dans l’ensemble de la narration.
Et le souci de cohérence peut aller assez loin. Ainsi, l’une des phrases « cultes » des différents trailers du jeu est Lara qui se dit à elle-même « I hate tombs« . La vidéo, qui reprend un moment in-game, nous montre Lara Croft, toute jeune archéologue, rentrer dans un tombeau, rien de surprenant me direz-vous mais le problème est qu’a ce niveau du jeu, vous avez déjà pu visiter deux (ou trois, je sais plus) tombeaux facultatifs dans lesquels Lara aura piocher sans vergogne parmi les trésors et avec les expressions d’étonnements et d’admiration qui siéent bien à une archéologue.

Mais merde, les mecs sérieux, c’est crédible une archéologue qui part à l’aventure à la recherche des traces d’un royaume perdu et qui angoisserait au moindre mastaba, à la moindre crypte? Dans ce cas, Lara Croft aurait mieux fait de rester en bibliothèque à éplucher les archives de l’Histoire moderne, et pas s’intéresser aux diverses périodes antiques du monde.

Une gigantesque contradiction donc, qui passe difficilement aujourd’hui. Une telle narration foireuse, qui se loupe sur le caractère de son personnage principal évoque plus les errements d’un lycéen qui imagine une histoire d’aventure pour s’amuser que le travail concerté d’une équipe de rédaction qui est en charge du reboot de l’un des personnage les plus emblématique du jeu vidéo.

Si la phrase citée rend très bien dans le trailer et joue comme un clin d’oeil amusant à la précédente carrière de Lara Croft, la référence et sa contradiction ne joue pas le reste du jeu, Lara prenant du plaisir à découvrir son environnement et donc les tombeaux qu’elle pille. Tomb Raider quoi…

Au final on se retrouve avec une phrase de com’, efficace en slogan mais qui contredit le reste du jeu.
Toute la narration lorgne du coté de la série B, avec son lot de phrases toutes faites, malgré la bonne volonté des comédiens du doublage (qui font un travail ma foi pas trop dégueu).
Le jeu ne méritait pas ça. Un reboot de Tomb Raider, depuis que la série existe, justifie enfin une narration plus dense (les TR ne sont pas des chefs-d’oeuvres de scénar), et cette volonté affichée de donner plus d’épaisseur à Lara Croft nécessitait une meilleure implication de la part de l’équipe de scénariste. Enfin je parle d’implication mais bon… C’est peut-être du talent qu’il faut, d’abord.

Tout ça pour au final ne pas pouvoir m’extasier devant la fin du jeu. Au moment de la rédaction de cet article, je suis à 86% du jeu et a ce qui est vraisemblablement l’avant-dernier niveau, à savoir la Forteresse de l’Abîme.
Malheureusement, un bug m’empêche de finir le niveau. Après avoir combattu quelques adversaires, d’autres doivent arriver et permettre le déblocage d’une porte me permettant ainsi d’avancer. Dans la mesure où ces derniers n’apparaissent pas, je suis pas dans la merde 😀

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Venez, bande de cons! ‘tites bites! J’vous poutre vos gueules! ‘suis chaud, j’vais tous me les faire!

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Ah ben, non y’a bug… Bon, euh… On attend le patch alors?

Il fallait bien que ça m’arrive un jour, ayant eu zéro bug lors de mes sessions de jeu sur Skyrim. Allez, Square, Crystal, je compte sur vous pour un petit patch, parce je n’ai pas nécessairement envie de me retaper 18 heures de jeu… :/

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