Bon, il est temps de terminer ce dossier qui fut un peu long, je vous l’accorde. Moins de blablas pour le coup sur un article qui ne comprend pas de réflexions philosophiques trop poussés quand au mechadesign. Conditionné par des facteurs culturels oui, mais ne se posant pas de grandes questions. Le mecha, robot piloté par une personne ou un groupe de personnes, est le maillon qui finira de boucler la chaîne des figures héroïques venus du Japon. J’aurai pu aussi être plus prolixe sur les fameux Metal Hero propre à ce pays (Kamen Rider, Winspector, etc…), mais à part dire que nous avons à faire à des héros en armures technologiques, il n’y a pas vraiment de considérations de mechadesign à traiter en regard avec nos figures occidentales. Par contre parler de ces figures héroïques japonaises necessiterait un article entier.

Mais si il y a bien une spécificité qui trouve un écho chez nous, ce sont bien les robots géants qui émaillent les fictions japonaises depuis les années 70. Créatures emblématiques aux cotés des Godzilla et autres monstres, ils sont aussi les héros qui ont accompagné les enfants des années 80-90 au point d’imprégner l’imaginaire collectif occidental et de se retrouver aujourd’hui dans les œuvres de cette génération élevée par la télévision.
Le mecha obéit a une chronologie spécifique qui dénote son évolution au fil des années. ce n’est que plus tardivement que cette figure arrivera en occident pour suivre une évolution différente mais surtout une façon de penser le mécha différente. Et c’est le mechadesign qui va là encore traduire ces façons de penser différentes.

I: L’évolution des mechas au Japon.

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D’époque le machin! Guidé avec une radiocommande, summum de la technologie…

Entre Astro Boy et Cyborg 009, va chronologiquement se loger le dernier type de créature mécanisé objet de cet article.
Le mecha, ou robot contrôlé par un humain connaîtra sa première itération avec Tetsujin 28-go de Mitsuteru Yokoyama en 1956. Dans cette histoire, le jeune Shotaro Kaneda hérite de son grand-père un robot géant télécommandé qui aurait du combattre pour l’Empire japonais pendant la Seconde Guerre Mondiale. Privé de son but de création premier, le robot va être voué à la défense de la justice et à un but de pacification. (Ne soyez pas surpris, on fait la guerre pour avoir la paix… C’est une habitude dans Gundam notamment…).

C’est avec ce premier canevas qui va se tisser toute la tapisserie des robots géants japonais qui va connaitre à partir de cet date son premier age d’or.

Avec des designs arrondis de métal gris, typique de la SF occidentale de l’époque vont se succéder plusieurs mechas piloté par un homme placé à l’extérieur du robot. C’est le cas notamment de Giant Robo du même créateur. Cette série ira jusqu’en 1968, puis c’est en 1972 que va se poser un nouveau jalon des séries de mechas japonaises avec l’arrivée de Go Nagai. Ce dernier va tout d’abord créer Mazinger Z, qui fera pour la première fois du robot une machine pilotable avec un cockpit interne. Je vous passe les évolutions de Mazinger Z qui deviendra Great Mazinger, puis encore plus tard Grendizer qui est, vous le savez sans doute, le Goldorak de notre enfance. (ou de l’enfance de plusieurs d’entre nous… Ah mais je suis vieux, là en fait…).

127402Après l’oeuvre de Go Nagai, c’est le même schéma de robots géants qui vont arriver au Japon avec notamment Brave Raideen.
Cette première génération de mechas pose à chaque fois le déroulement suivant: un japonais découvre une technologie inconnue, toujours étrangère ou extra-terrestre qui lui octroie de grands pouvoirs. Dans le même temps, une grande menace menace le monde (comme je dis souvent). Et c’est l’inventeur (au sens juridique du terme. Prenez un bouquin sur le sujet) du mecha qui va se charger de combattre au nom de la liberté, de la justice et de tout un tas de valeurs très pertinentes. Il est donc toujours question d’une alliance entre deux entités qui ne semblent pas à la base faites l’une pour l’autre. Ainsi, Shotaro de Tetsujin 28-go récupère la technologie de son aïeul. Dans Goldorak, Actarus vole le robot de Vega et va s’allier avec la Terre pour combattre le Grand Stratéguerre. Et dans Brave Raideen, c’est la technologie secrète de Mû qui servira à lutter contre un mal ancestral qui s’éveille.

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127399 Vous restez sur noir, blanc, rouge pour les couleurs…

L’Empereur Meïji avait décrit sa révolution du XIXème siècle comme l’association de l’esprit japonais avec la technologie occidentale. Au sortir de la Seconde Guerre Mondiale, cette première génération de mechas témoigne inconsciemment de cette volonté de reconstruction d’un Japon meurtri qui saura reprendre à son compte la technologie venue de l’extérieur pour devenir l’une des plus grande puissance mondiale. On notera aussi que si les États-Unis n’ont pas peur d’utiliser la radioactivité comme justification des super-pouvoirs. Le Japon lui, évite le sujet, logiquement certes mais aussi inconsciemment sans doute, et préfère rester sur une base d’un héros normal qui gagne ses pouvoirs par une technologie extérieure à lui qu’il saura utiliser.

Après cette première phase, le mechadesign va suivre une évolution qui améliore la formule du mecha commandé qui était déjà passé au mecha piloté. Il s’agit ici de l’arrivée du mecha transformable et/ou du mecha piloté par une équipe de héros.
L’essor du Tokusatsu, ces séries typiquement japonaises avec des monstres géants, se déclineront en super sentaï, que vous connaissez sans doute tous avec notamment la figure de Bioman ou de Power Rangers. Ces séries suivent le même processus de narration avec un grand méchant qui envoie successivement pléthore de monstres effrayants qui finiront invariablement par devenir géants nécessitant pour l’équipe de héros colorés (comme un arc-en-ciel courageux) de combiner leurs véhicules respectifs en un mecha géant.

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On sent le design hésitant qui reste assez anthropomorphique et pas trop technologique.

Si ces séries seront nombreuses et rencontreront le succès, la formule de la série de mechas va de nouveau évoluer à partir des années 80. L’arrivée de la série Mobile Suit Gundam de Yoshiyuko Tomino va en effet très largement changer la donne sonnant le glas de cette formule de « Super Robot ». Si la série ne rencontre pas au début un succès foudroyant, elle va cependant renouveler l’anime de mecha en faisant du robot une machine non plus unique et merveilleuse, mais un simple outil, une arme au sein d’une troupe régulière de soldats.
La machine se pensera donc en tant que telle, c’est à dire soumise à des contraintes techniques crédibles. Si la première série Gundam garde malgré tout un coté « Super Robot » marqué, les années 80 verront des séries plus réalistes comme PatLabor qui se déroule au sein d’une brigade de police de Tokyo. C’est aussi le « Real robot » qui conditionnera l’arrivée du space opera au Japon, avec notamment les séries Macross, se déroulant dans l’espace contre des ennemis extra-terrestres.

Les années 90 verront elles, avec Neon Genesis Evangelion la conjonction entre ces deux ages d’or de la série mecha, à la fois hommage et maturité nouvelle sur un support (l’anime) qui fait souvent preuve d’une certaine redondance dans ses thèmes.
Les années 2000 verront elles une sorte de retour en arrière avec une série comme The Big O dans un style retro-futuriste, de nouveaux OAV pour la série Giant Robo, et en 2002 la série Rah-Xephon.
Si cette dernière se veut comme surfant sur la vague d’Evangelion elle est au final une série Super Robot pur jus, respectant en 2002, tous les canons des anciennes séries mais porté par un mechadesign résolument moderne.

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Il a tenté de copier un truc… Il aurait mieux fait de rester sur sa base de départ. Malchanceux Rah-Xephon…

Aujourd’hui sans doute allons-nous assister à une conjonction des différents types de séries avec au milieu des séries Gundam, un retour vers le Super Robot plus classique. Le succès d’une série comme Tengen Toppa Gurren Lagann, démontrant que le genre n’est pas mort. De même, une série comme Robotics;Note fait de la série fictive de Super Robot « GunBarrel » un élément central et la construction d’une réplique de ce robot, un enjeu majeur, faisant donc de ces séries de jadis un socle respecté que les créateurs d’aujourd’hui n’oublient pas.

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Le genre de série fictive que tu voudrais voir à la télé…

Mais au risque de scléroser le genre? Les séries d’aujourd’hui et de demain nous le dirons…

II: La justification anthropomorphique du mechadesign japonais.

J’expliquais dans les développements ci-dessus que le mecha se pense au Japon comme une association entre un homme (japonais) et une technologie extérieure (étrangère ou extra-terrestre). Le terme d’association est d’ailleurs bien choisi car il n’y a aucune confusion entre les deux entités, le héros se trouvant à l’extérieur du mecha pour lui donner les ordres. Le mecha est alors pensé comme un robot classique et respecte dans son design les canons d’une SF plus occidentale avec le métal apparent, les rivets et autres lumières colorés fortement connotés de cette époque.

Avec l’arrivée des Mazinger Z et consorts, le robot devient vraiment mecha et donc pilotable. A partir de ce moment, il y a maintenant une confusion entre le héros et sa machine. Si le robot de Tetsujin 28-go pouvait se penser comme un personnage indépendant, ce n’est plus le cas ici. On assiste ainsi à la première confusion entre le mecha et son pilote. Notez d’ailleurs comment le robot prend alors des couleurs supplémentaire. C’est au tour du mecha de se parer des attributs et du costumes du super-héros.

L’analogie avec les super-héros est d’ailleurs simple. Voyez comment Actarus dans Goldorak ne devient vraiment un héros que lorsque celui-ci monte dans Goldorak au terme d’un rituel rappelant fortement un Superman cherchant une cabine téléphonique pour se changer. Le personnage revêt son costume qui prend ici la forme d’un mecha qui lui octroie sa force.

Ce rapport avec ce type de mechadesign qui est propre au Japon se retrouve aussi plus récemment avec Neon Genesis Evangelion où les Children doivent revêtir la Plug Suit avant de monter dans les Eva. L’aspect super-héroïque étant renforcé par les couleurs tranchées entre les divers protagonistes (bleu-Shinji, rouge-Asuka, blanc-Rei).

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Même avec l’avènement des séries Real Robot, le rapport au mecha vu comme l’armure du seul héros n’est pas perdu pour autant. Dans les séries Gundam, le héros découvre un robot géant d’un type nouveau, le Gundam, qui est sensé bouleverser l’équilibre guerrier en place. Même si il est plus conventionnel, même si il n’a pas réellement de personnalité contrairement à un Goldorak et même si il se confond avec le protagoniste principal, il garde malgré tout cette coloration de « nouveauté technologique », de prototype le rendant par la même unique et donc différent des autres modèles de mechas présent dans l’univers de l’anime.

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Five Star Stories: En occident, ça passe difficilement comme design. Et pourtant, quelle puissance évocatrice! Une série que j’espère toujours voir traduite en France.

Le mecha est une armure, un symbole de la volonté propre au héros et de son but. La figure du super-héros fort par lui-même n’existe pas vraiment mais nous avons plutôt un mecha avec lequel il va presque fusionner (c’est le cas de Evangelion notamment) et qui servira d’intermédiaire à la volonté de puissance du héros. Si le super-héros occidental est objectivement puissant par des données « corporelles »; biologiques, (mutation ou de naissance) le héros japonais est lui fort subjectivement. Il n’a pas de super-pouvoir mais c’est son mental, sa volonté qui lui donne la force nécessaire pour se battre et avancer. C’est alors le mecha qui va objectiviser cette force mentale en la transposant dans le monde physique.

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Real Robot? Attendez, il est plus stuffé qu’un Jet Li dans un film wushu…

L’Homme fusionne avec sa machine, il revêt sa machine qui va lui donner sa force, et c’est cette façon de penser la figure du héros au Japon qui conditionne le mechadesign anthropomorphique du mecha.

127448_medAujourd’hui cependant, on note que le design humanoïde des mechas est mis à mal. J’ai cité précédemment Code Geass et Guilty Crown qui suivent cette tendance mais notons aussi la série Full Metal Panic! avec les Arm Slaves qui atténuent la facette anthropomorphique du mecha japonais. Si ces derniers possèdent toujours un corps proportionné et une tête ressemblant aux nôtres, on note aussi que les membres sont plus fins, que le mecha se pense moins comme un armure et plus comme un véhicule. Malgré tout, il est difficile pour le mechadesign japonais d’oublier ses bonnes vieilles habitudes. Les nouvelles règles de mechadesign que je semble édicter ici sont surtout respectées par les mechas « de base », les modèles des troufions envoyés à la mort. Ainsi, dans Code Geass, le Knightmare Lancelot typé plus « humain » est piloté par Suzaku Kururugi, l’un des principaux protagonistes de la série. De même, tous les personnages importants ont leur mecha propre et emblématique. Dans la série Full Metal Panic! c’est l’Arbalest ARX-7 piloté par Sosuke Sagara qui rempli ce rôle.

127447La forme anthropomorphique des mechas japonais n’est pas réellement en voie de disparition, ou du moins elle ne subit pas les influences d’un apport culturel extérieur qui la modifierait. On assiste plutôt à mon sens à une mutation interne qui procède de la façon dont la technologie est désormais perçue.

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Un Wanzer de Front Mission: preuve d’un recul de l’aspect héroïque du mecha vu vraiment ici comme un véhicule militaire normal.


Elle n’est plus vraiment un enjeu, un objectif mais est devenu un élément du quotidien qui s’insère dans la vie de tous les jours. A ce titre, elle se place dans une sorte de demi-retrait, et les trois séries cités à titre d’exemple ci-dessus démontrent que le mecha n’est plus un enjeu dans le propos de la série contrairement à Gundam mais est une brique de l’imaginaire qui s’insère naturellement et donne une coloration science-fiction naturelle au récit. Pour me permettre une comparaison, nous pouvons voir les mechas actuellement dans les séries animes japonaises comme une race fantastique dans un récit de Fantasy occidental. Souvent ces derniers inclurons des elfes comme caution fantasy, et bien au Japon, se seront les mechas qui rempliront ce rôle. (et en plus ça fait vendre des goodies).

Nous allons voir maintenant comme l’occident pense le mecha en rapport avec l’Homme mais dans une démarche beaucoup moins symbolique.

III: Le mecha en occident: inspiration et évolution parallèle.

Si la Japon a la culture du robot dans ses fictions, la chose n’est pas aussi évidente en occident. Déjà la crainte du robot décrite dans la première partie limite leurs incursions en tant que protagoniste principal, mais dans les années 80, l’inspiration venue du pays du Soleil Levant va commencer à percer chez nous. Le succès d’une série comme Macross, arrivée chez nous sous le nom de Robotech, va inspirer la création d’un jeu de rôle du nom de Battledroïd. Ce jeu deviendra plus tard BattleTech quand Georges Lucas gagnera un procès pour protéger la marque « droïds« .

127460Le jeu décrit le futur d’une humanité qui a conquis la galaxie et qui s’entre-déchire en combattant à bord de robots géants appelés les Battlemechs. Cette première incursion dans le domaine des mechas conditionne toute la perception des mechas en occident et par là-même leur mechadesign.
Ici, il n’est pas question de faire du robot un héros ou une armure qui fusionne avec le héros. Le mecha occidental est pensé dès le début comme un engin de guerre normal et ne gagne pas d’attributs super-héroïques. Si cette façon de penser le mecha est surtout à la base propre à Front Mission, elle est vraiment emblématique du mechadesign occidental.
Concrètement cela se traduit par ce que j’appelle le « syndrome cockpit/jambes » Regardez par exemple un AT-ST de Star Wars, on note bien la présence des deux pattes au-dessus desquelles est posé un cockpit large qui prend toute la place et qui embarque les armes. Voyez aussi notamment le modèle « Locust » de BattleTech.

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Et tout les mechas occidentaux sont pensés de la sorte, nous le verrons plus tard dans les films.
Cette façon de mettre un cockpit vaste en avant est la démonstration d’un point très important dans la science-fiction occidentale. Notre SF cherche toujours un mechadesign crédible et technologiquement acceptable. La suspension consentie d’incrédulité est très limitée quand il s’agit de science-fiction. Si on accepte un contexte peu réaliste, en occident il est beaucoup plus difficile d’accepter un engin de guerre peu pratique ou d’un intérêt limité.

wallpaper-5592Une série comme Macross fut l’une des premières à rencontrer le succès car elle permet une suspension d’incrédulité plus aisée du fait que les mechas sont à la base des avions. Les séries Gundam elles, perceront que bien plus tard car il est plus difficile de concevoir un robot qui singe vraiment un Homme à l’aide de deux joysticks qui semblent comporter bien peu de boutons. (A ce sujet, l’acceptation de Evangelion passera mieux car le LCL permet d’expliquer le lien pilote-Eva. il ne s’agit donc pas d’être réaliste, mais d’être explicatif lorsque l’on veut développer les technologies dans la science-fiction.).

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Modèle Avatar. Une modalité du tank

Le mechadesign occidental passe donc avant tout par le constat qu’un robot bipède n’a que peu de logique quand au fait d’être intégré en combat réel. Mais malgré tout, les générations actuelles d’illustrateurs, imprégnés de culture japonaise, gardent toujours sous le coude la figure du mecha et ne manque pas l’implanter (et de la justifier surtout) par le mechadesign dans leurs œuvres. (voir aussi le Atlas dans Mass Effect)

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Modèle Matrix: Plutôt un exosqulette massif

La chose se voit aussi dans la volonté de représenter un mode de conduite logique pour ces mechas. Ainsi les deux modèles ci-dessus montrent un exosquelette intégré qui reproduit les mouvements de bras du pilote, voire même du corps entier dans Pacific Rim.

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Impossible de se détacher malgré tout de notre mechadesign. On reste sur du métal gris, malgré quelques touches de couleurs. La suspension d’incrédulité a ses limites en occident

Ce même Pacific Rim démontre la prégnance de l’imaginaire japonais chez nous, mais ce n’est pas le premier film à le faire, voyez comment avec District 9, on retombe dans les considérations propres au genre mecha des années 70: un homme va se retrouver par accident aux commandes d’une technologie extra-terrestre qu’il ne comprend pas mais qu’il est le seul à  pouvoir utiliser. Le mecha d’ailleurs reprendra un profil plus japonais, en ce sens qu’il est une extension, une copie mécanisée d’un des extra-terrestre du film. Il n’est pas pensé ici comme un véhicule indépendant.

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un mecha qui est bien pensé selon une considération de mechadesign japonaise.

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Un profil proportionné humanoïde qui sort des considération militaires classiques

Les deux types de mechadesign sont donc radicalement opposé mais on assiste aujourd’hui a une interpénétration des genres avec un occident qui puise inconsciemment (District 9) ou consciemment (Pacific Rim) dans l’imaginaire japonais, alors que dans le même temps, le Japon fait muter ses mechas qui deviennent moins des figures héroïques et sont plus banalisés. Un temps de retard pour l’occident donc qui, en terme de mechadesign, pense désormais le robot/mecha comme un héros alors que cette spécificité tend à s’atténuer au Japon.

Voilà qui termine cette analyse sur les robots et mechas. Figures indispensables à la science-fiction, ils permettent à l’Homme de vivre le frisson existentiel en se remettant en cause, voyant dans le robot un possible mais aussi un miroir de ses errements et des risques qu’il y a à jouer aux apprentis-sorciers.
Tout aujourd’hui tend à démontrer que les robots vont devenir de plus en plus vitaux aux Hommes. Le vieillissement généralisé des pays du Nord après le Baby Boom nous oblige à nous plonger dans les technologies robotiques pour palier à un déficit humain qui deviendra à terme important.
Si la SF remplit parfaitement bien son rôle d’anticipation dans ce cas précis, la figure du robot sait aussi être une figure héroïque classique qui certes respecte des codes qui lui sont propres mais qui savent, au fur et mesure, devenir universels.
Les œuvres culturelles récentes démontrent largement que les robots ne sont pas prêts de disparaitre de notre paysage mais qu’ils opèrent actuellement une mutation et qu’ils deviennent une figure de base de la science-fiction. Au risque de se caricaturer elle-même? Possible. peut-être trouverai-je que les mechas de demain ne sont que bouts de ferrailles sans âmes et que tout cela était mieux avant…
Qu’importe! Aujourd’hui ce n’est pas le cas, et j’ai d’ailleurs un Gundam Mk-II Titan 1/144 RG qui attend d’être monté. J’espère donc que la lecture de cette histoire vous fût agréable, j’ai pris, pour ma part, beaucoup de plaisir à vous la conter. Je vous laisse avec une illustration de Manchu et vous souhaite une bonne fin de journée.

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Ah j’oubliais! la leçon la plus importante et la plus belle à retenir quand on regarde des animes de mechas est celle-ci. Gardez-là toujours dans un coin, on sait jamais elle pourrait servir. 😉

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