Quelques gothic lolitas #32

Jouer à Mark of the Ninja m’a rappelé quelque chose. Alors que j’escaladais les conduits d’aération, voilà que tout à coup survient la chute, l’erreur . Le saut mal cadré et les lasers/pics qui foncent vers moi pour faire un câlin…

L’accident bête, sans nul doute. Mais rien de bien grave au final. La fiction du jeu vidéo a ceci de formidable que la mort devient un évènement badin là où normalement elle est sensée nous inquiéter un peu plus avec tout un cortège de questions existentielles.

Il était plus que temps de se servir de cette fonctionnalité géniale que les chrétiens nomment « résurrection » et que nous préférons nommer « reloaded ».
Sauf que…
Une fois le menu ouvert je me demande: « Mais j’ai sauvegardé quand, moi la dernière fois? »
Et bien jamais tout simplement. Mark of… est un jeu à check point donc quand tu te viande, tu es parti pour revenir au précédent drapeau… Et tu es aussi parti pour te retaper tout ces moments où tu avais pourtant skillé comme un dieu. Glorieuses réussites à jamais effacée par la cruauté de l’inattention.
C’est ballot…
Tout ceci m’a replongé à l’époque où je jouais à Tomb Raider 2 sur Playstation. Alors que le précédent jeu vous obligeait à trouver des cristaux de sauvegarde, TR II lui, avait la décence de vous permettre de sauvegarder n’importe où. On ouvre le menu et hop! Nous voilà sauvé. Aujourd’hui avec les sauvegarde automatiques, on gagne un confort et une fluidité non négligeable, mais quand on retourne à un jeu où la sauvegarde n’est plus automatique, le retour de baton est assez violent… Mais il est formateur. ^^

Sur TR II, la sauvegarde libre avait chamboulé ma façon de jouer. un Tomb Raider c’est avant tout de l’exploration/plate-forme, les sauts ont donc une importance capitale qui transparait avec un gameplay complexe où il fallait appuyer sur un touche en saut pour espérer s’agripperà la corniche d’en face. Chose aberrante aujourd’hui, où il suffit de se jeter vaguement vers le rebord pour s’accrocher à coup sûr.
Le rituel du saut long de Tomb Raider II, c’est tout une histoire:
─ d’abord on repère la plate-forme de réception et on juge de la faisabilité du saut.
─ puis on s’approche du bord en marchant càd R1 + direction
─ Lara s’arrête automatiquement au bord.
─ puis on presse « Bas » pour faire le petit saut arrière, qui est d’une longueur de un carré de texture pile.
─ Ce carré est l’élan parfait pour tous les sauts de Lara Croft. En effet, si on démarre de plus loin il y a un risque de se tromper de pied d’appel, car oui dans Tomb Raider II, le pied d’appel est pris en compte, si le dernier pas ne se cale pas sur le rebord, le saut est foiré.
─ Une fois en vol, on écrase la touche X que l’on ne lâche SOUS AUCUN PRETEXTE. Ce bouton appuyé a plus de valeur que votre vie. Si le chat vient faire un calin à votre jambe c’est le moment de mettre un coup de pied dedans.
─ Lara s’accroche au bord. MAIS! on ne lâche pas le bouton, il faut maintenant appuyer sur « Haut » pour faire remonter Lara. Si vous êtes un esthète, vous pouvez appuyer sur R1 pour que Lara fasse un ATR digne de Nadia Comaneci.
Une fois de l’autre coté, on ne respire pas! Il faut toujours garder à l’esprit que la jouabilité d’un Tomb Raider est foireuse. On s’éloigne donc tranquillement parce que sinon c’est un coup à tomber par erreur.
Et c’est toujours à ce moment là que l’on sauvegarde.
Combien de fois ai-je sauvegarder avant un saut et combien de fois ai-je fais de même à l’arrivée de ce saut!
Tomb Raider II était une succession de sauvegardes parfois espacés de 10 mètres à peine. Pire! Il m’est déjà arrivé plusieurs fois de sauvegarder juste avant de finir un niveau…
Il arrivait aussi que de temps en temps pris par le jeu et une trop grande confiance, on se croûtait méchamment sur un saut où était sûr et certain de passer. Le hurlement de terreur de Lara se chargeait de vous rappeler votre présomptueuse bêtise…
Plus tard sur la fin du jeu, je devais faire faire à Lara un saut retourné depuis l’échelle vers une autre échelle en vis-à-vis. J’ai carrément sauvegardé sur l’échelle qui vous oblige à garder la touche X appuyée. A chaque fois que je loupais ce saut, je rechargeais la partie en gardant la Croix pressée pendant tout l’écran de loading sous peine de choir à nouveau.

C’est ça Tomb Raider, des sauvegardes plus nombreuses que le temps de jeu, où on ne profite même pas de l’environnement, trop stressé que l’on est à surveiller une chute qui nous ramènerait plusieurs minutes en arrière.
Mais qu’il était fastidieux ce con de jeu…

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