I’m the darkness, you’re the starlight…

Nota Bene, si vous avez vos places pour le Distant Worlds de Paris, arrêtez votre lecture là et gardez-vous la surprise pour janvier.

Pour toute chose reçue, il faut en abandonner une autre de valeur équivalente. De cette grande leçon de Full Metal Alchemist, j’en ai retiré un autre principe que je vérifie chaque jour: Pour tout bienfait reçu, on reçoit toujours une emmerde équivalente.

Ainsi entre hier et aujourd’hui j’ai appris que mon exemplaire de The Sky était sans doute une préco fumiste de la part d’Amazon et que ma figurine de Saber Lily ne me sera pas livré alors que tout était prévu pour aujourd’hui. (Et c’est Elodie de Chronopost qui me l’a dit en plus, alors c’est vous dire…)

Cependant, ces emmerdes qui sont, je le sais, bien dérisoire au final, on a l’origine un bienfait, dixit la règle énoncée ci-dessus.

La chance dont il est question et que je paye aujourd’hui, est que le week-end dernier, j’ai pu assister au concert Distant Worlds au Royal Albert Hall. Avec un nom pareil, vous aurez deviné qu’il s’agit de Londres, capitale de ces gens méprisables (ouais c’est à cause du rugby et de Dr Who) que sont les Anglais (et en plus ils sont tout vilains avec des mentons bizarres et gras).

Alors pour ceux qui ne suivent pas des masses, Distant Worlds, c’est une tournée de concerts où un orchestre dirigé par Arnie Roth reprends les musiques de Final Fantasy. Toujours vexé de ne jamais voir arriver ce genre d’évènement en France, je me suis décidé à retourner en perfide Albion, car oui, bordel de merde, on ne vit qu’une fois (quoi qu‘en dise les catholiques).

Bon après, genre deux mois plus tard, j’apprenais que le concert arrivait en France…

Mais cela n’a pas freiné mes ardeurs, que nenni! Déjà, Londres est une ville que j’aime bien, alors autant y retourner (C‘est les gens dedans qui posent problème). Surtout qu’avec un week-end prolongé, je pourrai visiter la Tour de Londres, chose impossible lors de mon premier voyage.

Je vous passerai les péripéties liées à l’arrivée sur le lieu du concert, toujours est-il que je comprends mieux désormais comment Jack l’Eventreur a pu buter aussi facilement ces pauvres femmes, car même au XXIème siècle, la traversée de Hyde Park à 5 heures de l’après-midi est aussi flippante et mal éclairée que White Chapel au XIXème.

Enfin j’ai réussi malgré tout à me retrouver la-devant…

…attendant patiemment l’heure d’ouverture. Temps d’attente qui m’a permis d’avoir un « contact » avec des fans de Final Fantasy. La chose était au final (Fantasy ha ha ha), pas très reluisante: De Final Fantasy, les gens ne semblent retenir que FF VII Advent Children…

Constat très triste si il en est. Au moins, j’aurai pu rigoler avec un cosplay de Snow. Ah, d’ailleurs, n’espérez pas trop de photographies, j’ai tendance à ne pas avoir le déclencheur facile.

Toujours est-il qu’après l’entrée de quelques privilégiés, j’ai pu taper la discute avec un portier du Royal Albert Hall, qui a partagé son étonnement de voir tout ce monde pour de la musique de jeux vidéos. Sans doute a-t-il apprécié ce brin de causette en mauvais anglais car il m’a laissé entrer moi et ma très chère.

Une fois à l’intérieur et après m’être acquitté du T-Shirt souvenir de rigueur (20£ le bouzin!) j’ai pu enfin m’installer loge 26 Grand Tier, d’où l’on peut voir cette vue:

Une fois bien installé, la fantaisie commence.

Pour ce concert du 25ème anniversaire, le choix des pistes était classique (si vous connaissez les anciens CD de Distant Worlds). Un medley pour Final Fantasy I à III, puis une piste pour chaque Final Fantasy jusqu’au XIV.

Même si le compositeur de Final Fantasy XIII était présent, le Blinded by light de FF XIII faisait vraiment tâche au milieu des compositions de Nobuo Uematsu, jugez un peu: Final Fantasy VI a eut droit à Phamton Forest, le V à son thème principal et le IV à Battle with the Four Fiends.

Le VIII aurait mérité un piste plus puissante que le Don’t be afraid assez classique, mais la chose fût oubliée bien vite quand à résonné le morceau choisi pour le IX: You’re Not Alone, le genre de truc que tu n’es pas prêt d’oublier…

Bien évidemment, One-Winged Angel fut la piste du VII, le genre de chose à laquelle on peut difficilement échapper. En même temps pour sa défense, c’est le seul morceau qui cadre bien avec la puissance d’un orchestre, là où un Aerith’s Theme prend toute sa charge émotionnelle dans un piano seul, et pas avec 50 personnes.

Pour Final Fantasy X, To Zamarkand  fait le taf’, facile pour la meilleure piste de l’OST de ce jeu.

On oublie vite FF XI et FF XIV qui était présent, le dernier avec une piste inédite chantée où on sentait que Uematsu c’est plus fait chier qu’autre chose en la composant. En gros vous prenez Memoro de la Stono, et vous avez le thème Answer de FF XIV…

Le Chocobo Medley 2012 était très drôle, faisant participer de façon amusante le chœur et la vidéo.

Trois pistes ont clôturé le concert, le Theme of Love de Final Fantasy IV, morceau préféré de Arnie Roth (dixit lui-même), Eyes on Me de FF VIII chanté par… Je sais plus qui… C’était joli en tout cas, mais cette chanson n’arrive pas à la cheville de Melodies of Life, à mon avis.

Enfin, la dernière piste justifiait à elle seule le déplacement, je l’ai appelée de mes vœux et elle est venue. Final Fantasy VI est revenue dans la danse avec OPERA « Maria and Draco ».
Pour ce concert, Nobuo Uematsu à composé une version rallongée du morceau. Si certains puristes peuvent crier au scandale, sachez que pendant tout le morceau, on ne se rend jamais compte d’un quelconque ajout artificiel.
Avec trois chanteurs solistes et un narrateur sur scène, je pense que je ne réentendrai plus jamais une telle version de l’Opera de Final Fantasy VI. (et pourtant je n’aime pas l’opéra^^).

Une fois que la musique s’arrête et que l’on se remet de ces émotions, on en profite pour applaudir Nobuo Uematsu qui arrive sur scène, avant que le premier rappel ne commence. Un medley de thème de combats qui impliquait notamment le Clash on the Big Bridge. Je n’ai plus les autres en tête malheureusement. Medley qui se terminait de façon très drôle par un Victory Fanfare du meilleur effet.

Le deuxième rappel fut pour les crédits du concert avec le Main Theme de Final Fantasy.

Je suis ressorti secoué de trois heures de spectacle. De magie à l’état brut plutôt. De magie, car ces trois heures n’ont duré qu’un instant. Distant Worlds est une véritable parenthèse qui s’ouvre dans la vie d’un fan de Final Fantasy, un instant suspendu dont l’on sent que chaque seconde, chaque parcelle de temps est un souvenir précieux que l’on gardera avec soi, avec la certitude d’avoir vécu un moment exceptionnel et unique.

Même si certaines compostions récentes n’avaient pas leur places, elles étaient encadrés par des moments tellement mythiques qu’on les relègue au second plan.

Si vous pensez que l’émerveillement, les personnages symboliques, les histoires simples mais poignantes ont encore une place dans le jeu vidéo, alors n’hésitez pas une seule seconde à faire le sacrifice pour Distant Worlds, c’est une chose, et je vous promets, que l’on oublie jamais

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