Une quête vidéoludique.

Après une recherche des plus haletantes. J’ai réussi à achever une quête vidéoludique qui me tenait à cœur.
L’objectif? Réunir la trilogie des Phoenix Wright. Plein de confiance, j’ai mis tous mes espoirs sur l’achalandage des professionnels toulousains, espérant trouver le deuxième épisode des aventures de mon avocat favori.

L’aventureux Sirtank n’a pas hésité une seule seconde à m’accompagner dans mes tribulations (et mes futurs procès, blague épisode 3), et au terme d’un parcours sinueux soumis à une chaleur étouffante, et malgré un ravitaillement au Quick, j’ai du me rendre à la triste évidence: Le jeu est introuvable… Et surtout, sa rareté en fait un bien précieux et recherché des spéculateurs qui pourrissent eBay dixit un vendeur compatissant à mon malheur.
L’âme en peine, je regagne mes pénates. Au moins aurais-je passé un agréable moment dans cette mini-IRL.

Hors de question de renoncer, c’est pas le genre de la maison.
Car en effet, le chinage vidéoludique obéit à un bien curieux paradigme : Bien qu’il est plus probable de trouver son bonheur là où les magasins sont les plus nombreux,  les magasins de province ne sont pas à négliger. En dépit de leurs retards très handicapants à sortir les nouveautés, ils disposent en contrepartie d’un maintien plus long en rayon. Ainsi, le jeu introuvable pour cause de rupture en Day-1 se trouvera sans problème dans le trou du cul du monde, car le même jeu suscitera l’indifférence générale des joueurs locaux (le joueur local est très con, c’est un peu la moyenne du consommateur moyen comme on dit dans ma branche).

Mieux.
Le jeu ultra culte sorti en peu d’exemplaires car confidentiels peut rester très longtemps en rayon, il aura tout simplement été oublié par le gars qui gère le secteur.

Un exemple: Chrono Trigger sur DS, trouvable en plusieurs exemplaires dans un Espace Culturel du Leclerc plus d’un an après sa sortie au fond du rayonnage… Une affaire.

Dans le même ordre d’idée, un magasin d’occasion de province peut recéler des pépites à des prix très acceptables, car là aussi, générant l’indifférence coupable du public ignare. Le revendeur, tel un mac hollandais exposant ses péripatéticiennes d’Europe de l’Est à la vitrine de son bordel, montre le fameux jeu rare à la face du monde, tel le trophée de son magasin trop rarement visité. (là encore j’ai réussi à dégoter un guide officiel MGS 4 oublié de tous)

Quand je vois un Final Fantasy VII en boite à 99€ derrière le vendeur ou dans une vitrine blindée, j’ai l’impression d’être le spectateur involontaire d’un mauvais hentaï, provoqué par l’exhibitionnisme forcé de ce pauvre jeu transformé en bête de foire. Limite si je ne l’entend pas me crier « Kyaaaaaa! Yamate kudasai! »

C’est dans ce genre de magasin que j’ai pu trouver non pas le deuxième mais le troisième des Ace Attorney (Trials & Tribulations). Là aussi ce dernier était exposé en vitrine devant tous les autres. Je sauve ce pauvre jeu de ce racolage putassier et lui redonne sa noblesse en y jouant… Et en l’incorporant dans ma collection quand je l’aurai achevé. (gloups, je me sens aussi coupable que le vendeur/mac de tout à l’heure maintenant…)

Bref.

Il reste maintenant un jeu à retrouver, et jouant de malchance, c’est le deuxième de la série…

Me plaignant de cet état de fait sur Gameblog (après avoir fanfaronner sur ma trouvaille ci-dessus décrite), c’est le sémillant Mika qui va venir à ma rescousse en se proposant fort gentiment de me trouver le jeu récalcitrant. Avec la diligence qui le caractérise, le voici qui me trouve en quelques secondes le jeu en occasion reconditionnée sur Amazon… Alors que j’avais déjà cherché sur le site… Je comprends mieux pourquoi un ophtalmo à juger bon de me gratifier de lunettes.

Une livraison plus tard et j’avais en ma possession la dernière pièce du puzzle, Ace Attorney : Justice for All, deuxième itération des mésaventures de Phoenix Wright.

Hardi compagnons ! Grâce à vous, je retrouve avec délectation le chemin de la Salle des Pas Perdus, accompagné par l’avocat des cas impossibles, une médium trop mimi, un juge désespérant et affreusement influençable, une galerie de procureurs plus détestables et attachants les uns que les autres et une panthéon d’accusés aux gueules qui redéfinissent le mot truculent.

A plus, je retourne à mon stylet pour faire cracher le morceau à un témoin récalcitrant.

J’ai oublié de vous dire: Mika, Sirtank, merci.

Si je pouvais avoir une proc’ comme ça au travail… Arrêtons là, car je ne dit que d’idiotes idioties sorties de la bouche d’un idiot.

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