Quelques gothic lolitas #25

Voilà, il est temps pour moi de me trouver mon jeu d’été.
Un jeu d’été, hum mais qu’est-ce que c’est?

Au collège, un ami m’avait prêté sa Game Boy et Link’s Awakening juste avant les grandes vacances (de je ne sais plus quelle année). Déjà, vous noterez la générosité du geste. Alors que le soleil vous cramait la couenne au dehors, je m’installais avec ma nouvelle console provisoire à l’ombre fraîche de la maison dans la douceur du canap’.
Un clic sur le haut de la console, ce bouton gris qui bloquait le jeu dans la Game Boy, témoin éternel de la prévoyance de Nintendo, et un son mythique.

Je pourrai parler pendant des heures de ce jeu, mais votre temps est précieux et j’en ai déjà fait un test. Sans compter Sirocco qui est aussi fan que moi, et qui disserte mieux à son sujet.Dans mes jeunes années, le jeu vidéo se limitait à deux-trois séances hebdomadaires, le mercredi-après-midi (après Club Do et les devoirs), le samedi après-midi (mais moins fréquent car y’avait MacGyver, L’Agence Tous Risques, K2000, et j’en oublie plein. Et les devoirs aussi). Par contre, la séance du dimanche matin était sacrée, aussi sacrée que le Jour du Seigneur sur la 2. Les limitations sont donc nombreuses et le temps de jeu restreint.Le jeu d’été, c’est donc celui dans lequel je pouvais me plonger sans restrictions. Dans la mesure où je ne monopolisais pas la télé (merci Gunpei), mes parents étaient plus coulant sur mon temps de jeu (et je savais me rendre plus discret ^^). De même, débarrassé de la corvée des devoirs et de l’obligation de résultats des contrôles, le jeu vidéo ne devenait plus un passion chronophage et néfaste pour mes neurones comme le disaient si bien les Femme Actuelle de l’époque.
Link’s Awakening, qui remonte donc à mes premiers pas vidéoludiques, fut le premier de cette catégorie. Le jeu de l’été, c’est celui où je pouvais me lancer à corps perdu dans le hardcore gaming, pas de copains pour aider à la récré, pas de soluce sur magazine. Quand on bloque, on se démerde. Les séances de jeu s’enchainent, les blocages vous hantent, la Game Boy bouffe les piles et vous pillez celles de la télécommande en urgence (─Pourquoi la télécommande elle marche plus? ─Deux-secondes-je-fini-la-partie!). Et quand au terme de plusieurs heures non-stop, vous comprenez enfin comment trouver la clef du boss ET casser la gueule du boss du deuxième donjon, ce moment libératoire est un bonheur absolument indescriptible.

Avec le recul, je pense que mes meilleurs souvenirs de joueur ont eu lieu au cours des différents étés, entre une Game Boy Color où il faut se contorsionner pour trouver un angle de vue adéquat et une Playstation dont le CD continuait de tourner en ouvrant le capot de la machine (Vous l’arrêtiez vous ou pas?^^). Ce sont des moments où je me rappelle le mieux de l’atmosphère qui entourait mon espace de jeu: la lumière, la concentration, l’implication, mais aussi les après-jeu, les à-cotés: les mélodies qui vous restent en têtes, les supputations sur la suite du jeu, les fan-fic qu’on s’invente et que l’on se joue dans sa tête…

Aujourd’hui, libre de jouer et d’acheter comme je l’entend, la tradition du jeu d’été est mise à mal, car l’indépendance financière ne s’accompagne que de 5 semaines de congés payés et non plus de deux mois (voire trois.). J’ai donc le sentiment de ne plus profiter pleinement de ma liberté de jouer. Malgré tout je cherche toujours mon jeu d’été. Le plus souvent il s’agit d’un jeu sur portable, un Zelda ou un jeu plus porté sur la réflexion comme Hotel Dusk. Le jeu d’été rend la saison plus vivable, nous empêchant de succomber dans un ennui mortel. Une sorte de berceuse qui nous plonge sans stress dans ce monde autre qui nous appartient. Le jeu d’été me permet de retourner à la solitude dans tout ce qu’elle a de positif, ne serait-ce que pour oublier la sociabilisation imposée du milieu scolaire (à l’époque).Maintenant que l’été s’installe (à peu près), il s’agit pour moi de trouver ce jeu, celui qui accompagnera mes entre-deux-siestes. Les Zelda ont toujours eu ma préférence, l’exploration mise en avant, des énigmes simples et élégantes, une action mesurée et surtout un cadre familier mais à ré-apprivoiser, un peu comme on retrouve une maison de vacances fermée depuis un an.
Affalé sur le canapé, la dragonne mollement serrée au poignet, j’écrase d’un orteil paresseux le bouton « 2 » du ventilo qui souffle à ma figure un air faussement frais. Volets demi-clos en rempart contre les UV, les infra-rouges et les bruits bêtes des gens, c’est dans la semi-obscurité presque fraîche de l’après-midi que j’allume la Wii. Après beaucoup d’atermoiements, ce sera Skyward Sword qui sera mon jeu d’été.

Après niveau image j’ai eu la main assez lourde, ça va gueuler pour ceux qui n’aiment pas scroller (c’est un coup à devenir vieux… vieux + scroll = elder scrolls, blague.)

J’aime beaucoup celle-ci mais impossible à trouver avec une taille supérieure. Dommage.

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