Mechadesign #6: Evangelion

Une forme inconnue est découverte en approche de Tokyo-3. MAGI est formel: Code bleu. C’est un Ange. Après que les militaires se soient défoulés à coups d’artillerie, de chars et d’hélico. Il faudra se rendre à l’évidence, c’est la Nerv qui devra faire le boulot. Une ogive N2 plus tard, qui va déboiser une surface égale à un département pour rien, on enlèvera la bakélite, les sécurités, et un géant biblique sortira se battre dans une ville factice. A l’intérieur du géant, un jeune homme respire un liquide au goût de sang. On l’oblige à sauver l’humanité.

Neon Genesis Evangelion anime que je pense, vous connaissez tous (et il vaut mieux pour lire cet article car je n’explique rien pour un éventuel neophyte), nous narre les questionnements platonico-oedipien de Shinji Ikari, adolescent jovial, bonhomme, ouvert et philanthrope, adoré par son papounet Gendo Ikari, exemple parfait du bon père de famille du Code civil, c’est à dire protecteur, stable et pédagogue quoiqu’un peu sévère diraient les mauvaises langues.
Dans un futur qui doit arriver dans trois ans, (on parie que le tsunami c’était le Second Impact en fait?) des créatures complètement anxiogènes semblent faire une fixette touristique sur Tokyo. Dans la mesure où ces gaijin semblent avoir du mal à s’acclimater aux coutumes et à la bouffe du Pays du Soleil Levant, ils nous font systématiquement une crise dite du syndrome du voyageur et commencent à tout casser que ce soit à l’acide, la foreuse laser ou le fungal growth (si, si). Vu que ces touristes semblent prendre des formes totalement hétéroclites allant du micron à la tonne en passant par le bit, l’ONU nous sort une résolution (sans le vote de la Chine, pour pas changer) qui permet à une organisation over-stylée (qui fournit des Alpine à ses employées les plus bonasses), la Nerv, de reconduire les Anges en leur offrant un rapatriement médical gratuit. Vu l’état d’agitation de nos touristes, c’est un ambassadeur bien au fait de leurs coutumes, l’Eva, qui se chargera de dialoguer à grands renforts de progressive knifecanon à positrons et autres double-tronçonneuses.
Et même si l’Eva est un de nos semblables (okay, qui chausse du 348) protégé en cela par la Déclaration Universelle des Droits de (la Complémentarité de) L’Homme, il a besoin d’être guidé par un pilote. C’est donc notre Shinji, ado à l’aise dans ses baskets et aussi cool que Johnny Depp dans 21, Jump Street, qui va immédiatement se porter volontaire, avec un entrain rarement vu, pour piloter l’Eva-01 (Son papa adoré essaiera en vain de le dissuader à se risquer dans une si périlleuse aventure).

Après cette intro qui aura été, je l’espère, lu par des personnes bien au fait de Evangelion, nous allons attaquer le vif du sujet. Parler d’Eva est un exercice compliqué car j’ai parfaitement conscience que tout a été dit, re-dit voire même re-re-dit. Nous allons donc parler de son mechadesign totalement exceptionnel qui conditionne encore aujourd’hui une bonne partie de ce qu’il ce fait. Nous allons aussi parler série mecha en expliquant pourquoi Evangelion révolutionne le genre.

Comme d’hab, présentation de notre sujet d’étude principal, l’Eva-01, qui est le modèle de test.

Evangelion est une série mecha, indubitablement. La meilleure? Oui et non.

On peut dire oui pour ce qu’elle a apporté au genre, en conciliant à la perfection deux sous-genres d’anime antagonistes tout en proposant une intrigue prenante, violente laissant la part belle aux questionnements tout en proposant un univers riche et cohérent. Non, car elle est je pense la série d’une génération. C’est typiquement le genre de série dont on dit sur le moment qu’elle va être culte à jamais mais qui vieillit mal. Un horizon de futur qui va la faire passer du coté du rétro-futurisme d’ici quelques années, un perso principal qui aura du mal à créer une identification par rapport aux préoccupations actuelles (le baladeur cassette ne va pas aider^^). Evangelion n’aura pas, je pense, la portée d’une oeuvre de Tezuka ou d’Hergé dans les yeux du grand public, c’est ce qui lui coute la perfection « absolue ».

La perfection de cette série réside pour moi dans la réunion impeccable sur tous les points des séries super-robots et real-robots. Et cette jonction ne fut possible que par une chose: le mechadesign.

Rappel terminologique.

Comme je tente de l’expliquer dans mon précédent article de mechadesign, les séries avec des robots au Japon commence  dans les années 60-70 avec Tetsujin 28-go ou le Mazinger-Z de Go Nagai. Ces animes possèdent tous une structure commune: un héros se retrouve aux commandes d’un robot géant issu d’une technologie extra-terrestre (ou non-japonaise). Avec, il devrait combattre une menace extérieure, quasi-exclusivement extra-terrestre là encore. Comme dans un épisode de Ultraman, un ennemi géant sera opposé au héros (envoyé par le Grand Stratéguerre, again). Ce dernier utilisera son robot télécommandé (Tetsujin 28-go) ou piloté (Goldorak) en respectant une tradition bien établie de : D’abord ça marche pas-puis on trouve l’astuce-et là ça marche.

Et ça sera ainsi jusqu’au années 80 avec l’arrivé de Gundam et du real robot. Ici, on a toujours des robots géants, mais leur technologie est terrienne, ils ne sont pas tout puissants et sont soumis à des contraintes techniques de maintenance et de dégâts. Les intrigues ne respectent plus la structure d’un boss par épisode, mais s’inscrivent dans une continuité, une durée où les personnages sont developpés dans leurs appréhensions, doutes et auront besoin de leurs amis pour progresser et devenir meilleurs, là où le héros de super robot est déjà un mec bien et à l’aise.
Intrigues qui laissent aussi la part belle à un réalisme en impliquant de façon cohérente des institutions supra-nationales, le plus souvent fictives, mais qui s’inscrivent dans le concert des nations. Le design lui, respecte une charte graphique militaire logique et pas les soucoupes volantes WTF de la NASA de Go Nagai.

La structure super-robot d’Evangelion.

Du point de vue du mechadesign, Evangelion est une série de super robot sur le fond et de real robot sur la forme.
En cela elle est un hommage appuyé aux premières. Hideaki Anno est né en 1960, il est donc enfant pendant les premières séries super robot et Evangelion en respecte totalement la structure.  Un enfant, Shinji, reçoit de façon brutale une technologie qu’il ne comprend pas et doit combattre un ennemi extérieur dont les motivations ne lui sont pas expliquée pour lui comme pour nous.
Chaque épisode verra un nouvel Ange s’opposer à la Nerv, et à chaque fois il sera différent. Exactement comme les Golgoths ou les Anteraks de Goldorak.
Ces mêmes Anges, tellement protéiformes (là ou une autre série garde une certaine cohérence de designs) nécessitent la même recherche de tricks pour être combattu, et cette nouvelle recette servira à tuer l’antagoniste, amenant ainsi la conclusion de l’épisode.
Cette structure est la colonne vertébrale d’Evangelion, elle remet au goût du jour cette vieille recette que l’on jugeait morte, car totalement démodée. Cette réussite est le premier tour de force d’Evangelion. Rendre à la fois hommage au passé de l’animation japonaise tout en renouvellant cette même formule. La chose fut possible grâce au mechadesign des Eva et des Anges.

Les deux opposants de la série possèdent tous deux des designs vraiment exceptionnels. On reviendra sur les Eva dans la deuxième partie pour se concentrer d’abord sur les Anges. Là où les vieilles séries proposaient des créatures ou des robots extra-terrestres aux inspirations animales (les Golgoths par exemple), Evangelion va nous montrer des créatures dont à l’époque je ne pensais pas qu’elles pouvaient être issue d’une imagination.
Même si certains Anges ont des structures humanoides, le design « différent » mais pas difforme créé une sensation étrange pour le spectateur.

Un extraterrestre de film ou de vieille série télé aura toujours un design laid, repoussant, gluant qui nous ferra dire « beurk » et créera immédiatememnt un sentiment d’hostilité et de crainte.

Exemple: Independence Day: Laid=méchant.

Dans Evangelion, les Anges sont proprement terrifants car ils sont différents mais pas repoussants. Ils sont l’incarnation d’une extranéité dérangeante. J’ai devant cette série le sentiment de me trouver véritablement face à des extraterrestres, et même leur dénomination d’Anges crée un trouble: Et si ils étaient en fait les émissaires de Dieu? L’image d’Epinal de l’ange chrétien vient à nous et ce grand écart dans le design entretient encore le malaise.

La première fois ou tu vois ça, on sens qu’on a faire à un truc pas banal.

Le mechadesign des Anges est donc un réussite parfaite. D’autant plus que leur palette de formes et de comportements va très loin. Là où dans un Goldorak un nouveau Golgoth est une surprise par la nouvelle astuce pour combattre Goldorak, l’arrivé d’un nouvel Ange est à chaque fois une surprise gigantesque tant l’écart des designs est grand. Quand j’ai regardé la série pour la première, chaque annonce d’un Code Bleu s’accompagnant pour moi d’une petite dose d’adrénaline car je savais que j’allais être surpris.

Le premier vrai choc, et pour beaucoup je pense, est l’arrivé de Ramiel. On était habitués à voir des monstres curieux et originaux, d’accord, mais avec une tête et des bras. Là, on est face à un… octaèdre. Je sais pas vous mais moi sur le coup j’ai fait: « WHAAAAT?! ». Ce mechadesign créé un vrai choc. A t’on à faire un truc vivant? Conscient même? Et surtout ça s’attaque par quel coté?

Tout le design des Anges est réglé par un renouvellement permanent de la surprise, qui génère de la crainte en créant un choc qui bouscule notre vision figée des méchants d’une série. Un Ange, Ireul, aura la forme d’un virus informatique. Leliel, ensuite dont on croit qu’il est une sphère, est en fait l’ombre de cette sphère (?!), il fait donc 680 mètres de diamètre pour 3 nanomètres d’épaisseur.(et il est lui aussi terrifiant, je trouve).

Leliel. enfin, son ombre quoi.

Enfin mentionnons Bariel qui est un champignon parasitaire. Cette nouveauté de formes, de designs, cette façon de repenser les antagonistes d’une série en créant une nouvelle façon d’avoir peur est proprement exceptionnelle et fait la force d’Evangelion. Mais la série est aussi capable de faire peur avec des Anges monstrueux selon une acception plus classique. Ainsi Matarael, avec son design d’araignée est l’une des créatures les plus flippante qu’il m’ai été donnée de voir (même certaines des saloperies de Miura dans Berserk sont moins effrayantes je trouve).

Faut le voir bouger ce truc… Brrr, je flippe rien que d’y penser.

D’autres comme Zeruel, font peur par leur violence, avec en plus un design anxiogène. Le démenbrement et la décapitation de l’Eva-02 fait partie des moments qui m’ont le plus choqué dans une série. 

Asuka va prendre cher…

Toute la composante super-robot est renouvelée, ces codes sont gardés, respectés mais passe un nouveau palier, faisant entrer tout l’imaginaire des geeks dans une nouvelle étape et cette chose est due au design de ces créatures improbables que sont les Anges.

L’aspect real-robot de la série.

Maitenant que j’ai parlé du « fond » de la série qui est son coté super-robot, attaquons maintenant la « forme » avec le mechadesign qui est le volet real-robot.

On commence par une contradiction: L’Eva est un mecha typique des séries super-robot. En ce sens qu’il est tout-puissant: il résiste à des attaques nucléaires et sa force brute est inarrêtable. En outre, il est créé à partir de technologies que les humains ne comprennent pas tout à fait. Mais son design et la créature qu’il est répond à des critères de real-robot. Pourquoi? Voyons la bête en détails.

l’Eva-01 à poil.

L’Evangelion ou Eva est un humain de synthèse, c’est à dire une créature organique, vivante, bio-mécanique issue du clonage d’une autre entité à l’origine trouble. l’Eva-01 sans armure, tel qu’il est sorti de sa chaine de montage, ressemble à ça.

L’Eva est ensuite recouvert de ce qui est considéré à tort comme une armure, mais qui est en fait une entrave, qui vise à limiter la puissance brute de l’Eva.
La chose est vivante mais inanimée (je passe vite sur ça, je sais que ce n’est pas tout à fait vrai), il lui faut donc un pilote. Ce dernier est placé un cockpit original, l’Entry Plug inséré à la verticale de la nuque de l’Eva. le pilote est placé lui aussi à la verticale, dans une position semi-assise. il a accès à des commandes mécaniques pour le tir, à un module de visée précise et un dispositif d’auto-destruction.
Le pilote contrôle l’Eva par la pensée ou plutôt comme si c’était son corps normal, (et j’ai trouvé ça génial). Il est immergé dans un liquide appelée LCL, liquide qui assure la liaison avec l’Eva tout en assurant l’alimentation en oxygène du pilote (comme dans Abyss

Insertion de l’Entry-Plug

 

Un joli fanart de Asuka, qui montre bien le cockpit: le LCL devient transparent assure la liaison visuelle avec l’extérieur sans écran classique.

Pourquoi choisir  une créature organique et pas un robot? 
Dans une série super-robot, l’allié du héros est invincible, il combat comme un homme et ne répond pas à des critères de réalisme. Dans Evangelion, série de 1995, la robotique n’a pas fait des progrès exceptionnels, l’an 2000 approche et on sait que l’horizon d’Asimov en robotique est bloqué…. Pour une histoire qui se déroule en 2015, il n’est pas crédible de créer un robot géant, c’est trop « old-fashion« .
On va donc faire appel aux techniques du génie génétique, de la bio-technologie qui commençait à l’époque à faire parler d’elle. Une créature vivante va donc parfaitement justifier les acrobaties qu’elle va faire pour combattre les Anges. Cette réflexion s’inscrit totalement dans une démarche real-robot en dépassant une contrainte réelle en imaginant quelque chose d’encore plus fou mais de crédible. Crédible dans le sens où là chose est expliquée, et l’explication apporte de la cohérence.

Croquis d’une Eva en construction, dans la série ce sont des modèles de test. On note bien la construction vivant/mécanique. une Eva n’est pas incubée mais bien fabriquée morceau par morceaux. C’est du Frankenstein un peu

Oui, c’est du tri-phasé.

Ensuite, Evangelion va prendre à contre-pied ce qui se fait habituellement en real-robot. Dans Gundam, on ne sait pas comment fonctionne un mecha. Réacteur nucléaire? Batterie? On en sait rien, il faudra attendre Gundam-00 pour avoir l’arrrivée du four solaire et des particules GN. La source d’énergie n’a pas d’explications. Un mecha marche et c’est tout…  Dans Evangelion, l’alimentation va avoir une explication et une explication logique, simple et même, pourrait-on dire, bête.
Une Eva marche sur une prise de courant.

 

On voit mieux le câblage sur cette figurine.

C’est très con, mais ça surprend vraiment: On est tellement habitué à voir des technologies ultra sophistiquée que ce contre-pied en devient génial et surprend vraiment apportant là une originalité supplémentaire.
Une Eva est un Ange cloné dont on retire le Complexe S², aka sa source d’énergie infinie. A partir de là, une Eva à besoin d’un apport extérieur, donc d’une prise de courant. C’est d’ailleurs le point faible principale de la machine, le courant coupé et l’autonomie chute à 5 minutes au repos, et 1 minute à pleine puissance.

Ca arrive souvent mais c’est toujours un peu stressant.

Cette idée est vraiment surprenante, très crédible, réaliste et démontre que Evangelion est aussi une série real-robot, en utilisant une feature normale (une prise de courant!) et arrive à en faire un élément de tension scénarisitque supplémentaire tout en justifiant l’univers de l’anime.

Après les Evas, l’autre volet vraiment real-robot de la série est la façon dont les Anges sont combattus. Généralement, dans une série super-robot, c’est la toute-puissance de la machine du héros qui fait le job, en utilisant toujours les mêmes attaques (Fulguro-poings!). Tout au plus faut-il passer outre la feature spécifique du Golgoth (genre l’attaquer dans le dos).
Dans Evangelion, les Anges sont tellement protéïformes et différents que le combat avec des armes conventionelles est inefficace la plupart du temps. Les anges attaquent aussi violemment, contraignant la Nerv à trouver une contre-attaque dans des délais courts.
Il ya donc toute une démarche d’urgence qui rappelle les situations de crise auxquelles nous sommes confrontés (inondations, accidents nucléaires…). Voyez comment à Fukushima, on a été réduit à utiliser des lances à incendie pour refroidir le réacteur en fusion, ou avec les mineurs chiliens, où il a fallu créer un ascenseur et un puits pour les rejoindre sous terre.
Le meilleur exemple de cette démarche réaliste est le combat contre Ramiel, où sous la contrainte du temps, (le Geo-Front se fait perforer), un canon à positrons expérimental est apporté en urgence et bricolé à la hâte. Dans le même temps, on coupe le courant dans tout le Japon pour permettre le tir du canon.

En parrèllele de cela, pour la défense de ce dispositif, on prends le bouclier thermique d’une navette spatiale que l’on bricole aussi pour que l’Eva-00 puisse s’en servir comme un bouclier classique.

On note bien le profil de la navette, accentuant encore ce coté « bricolage »

Dans Evangelion, on apporte toujours des solutions très couteuses et destructrices. Dans une série super-robot, les dégâts sont titanesque et on s’en fout un peu, ca fait partie du fun. Dans Evangelion tout est ramené à l’échelle humaine, on parle du coût des opérations, des destructions provoqués (et on engueule Misato a ce sujet), on voit les mobilisations avec des armées d’hélicos qui apportent le matériel. Bref on a des solutions réalistes, qui mobilisent les institutions (Nations-Unies) et les technologies, sans « solutions miracles », comme un Bioman où le robot super-sentai fait toujours le même combo à l’épée pour gagner.
C’est vraiment la dimension humaine qui rend Evangelion réaliste, les gens sont évacués dans des abris souterrains, Shinji va encore au collège, il se fait des amis, on voit son quotidien chez Misato, il a des petits soucis avec son père (rien de grave, ils s’adorent^^). Bref, toute la série fait des aller-retours entre le macrocosme des affrontements de titans entre Anges et Eva et le microcosme des personnages en developpant leurs relations et leur quotidien.

Sans entrer dans le sous-texte, dans la symbolique oedipienne, dans le questionnement de l’adolescence, Evangelion parvient toujours à montrer qu’elle est réellement une série révolutionnaire, de par son acception du genre mécha, qu’elle renouvelle en profondeur. Ce renouveau est dû à l’imagination de ses créateurs qui ont completement repensé les « méchants » classiques en proposant quelque chose de nouveau et de différent.
Mais cette série doit aussi beaucoup à son mechadesign qui abandonne le coté cartoon, « tremblant » des anciennes séries en proposant une charte graphique fixée, cohérente et qui emprunte au design industriel classique tout en montrant une alterntive, un futur crédible. La reprise dans nombres de séries actuelles des motifs hexagonaux, des lettres luminescentes, toute cette somme de petits détails montrent que Evangelion, même si la prochaine génération ignorera cette série dans quelques années, a marqué de façon durable l’imaginaire geek.

On termine par quelques illustrations sur la série.

Image assez mythique de la série.

Pourquoi j’aime la mode gothic lolita? Ben voilà, maintenant vous savez.
Bon, normalement demain, je sors un autre article sur Evangelion car je vais faire du story telling sur l’univers d’Eva, histoire de clarifier certains aspects flous de cet univers ô combien riche et complet.

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