Si vous avez besoin d’idées pour choisir un anime…

On trouve depuis quelques temps des gamebloggeurs qui se demandent ce qu’ils pourraient bien regarder. Ami que l’ennui menace, voici une rapide sélection qui pourra, peut-être, te donner des idées.
 
 
Si vous voulez un shonen qui fait pas trop shonen et qui est plus original que la moyenne.
 
 
Tiger & Bunny.
 
Pitch : Dans une ville fictive digne de Métropolis et de Gotham City, les super-héros sont monnaie courante. Tellement monnaie courante qu’ils font l’objet d’une émission de télé-réalité où les téléspectateurs peuvent suivre leurs exploits en direct. Ils gagnent des points en arrêtant des bandits et en sauvant des gens. A la fin de l’année, le meilleur super-héros est récompensé. Kotetsu est un super-héros connu sous le pseudo Tiger et surtout un vétéran sur le déclin. Ses méthodes sont décriées car il est extrêmement expéditif et provoque souvent des dommages collatéraux.
De moins en moins populaire, Kotetsu se voit imposer un co-équipier, Barnaby, avec qui il devra sauver la ville des bad-guy qui la menace.
 
Pourquoi c’est sympa : Tiger & Bunny est une sorte d’OVNI dans les animes. En effet, il n’est pas courant de voir les japonais traiter avec des modèles de héros typiquement américains. Nous avons bien à faire ici avec des super-héros en costumes moulants dans la plus pure tradition comics.
La série nous propose une sorte de critique de notre société, pas mal fichue, où est exacerbé le cynisme de notre société en mal de voyeurisme et de sensationnel. On connaît tous ces émissions américaines où on suit la police dans des contrôles routiers qui tournent mal et qui se finissent en course poursuite. Tiger & Bunny va plus loin et montre ce que pourrait devenir un tel programme télé si on avait des super-héros.
Plutôt que d’avoir des personnages qui se morfondent dans les ténèbres, l’anonymat (Batman/Superman) ou le mal-être (X-men). Tiger & Bunny préfère montrer des personnages bien dans leur peau, pas complexés éternellement pas leurs pouvoirs, (même si la chose est décrite). Cette série propose donc un regard assez neuf sur les super-héros : bien loin d’être secrets, ils s’affichent en public, ont des sponsors, des fan-club, des goodies… Etre super-héros dans Tiger & Bunny, c’est  être une sorte de sportif de haut niveau.
 
Tiger & Bunny est donc un shonen intéressant et différent dans sa manière d’aborder le sujet des super-héros et rien que pour cela il mérite je pense l’attention. 
Indépendamment de cette lecture en filigrane, T&B propose de bonne phases d’actions, un design convaincant, à mi-chemin entre costumes moulants américains et les armures mécha japonaises. L’anime bénéficie d’une galerie de personnages assez attachants qui jongle entre les poncifs et les psychologies plus travaillés qu’il n’y parait. La série ne perd pas de temps, pose vite son univers et ses implications, bien que le vrai méchant se fasse désirer un peu.
L’intérêt de la série repose aussi sur l’antonymie de ses personnages principaux, Tiger, le super héros bouillant qui ne pense qu’a sauver des gens et Barnaby, le jeune loup froid et stratégique pense plus aux sponsors. Il en ressort des scènes comiques assez convenues mais qui marchent plutôt pas mal.
 
N’hésitez pas à donner sa chance à cette série, elle n’a que 12 épisodes pour le moment. Je ne vous promets pas l’anime du siècle, mais au moins l’assurance de voir quelque chose d’assez nouveau et qui fait passer un bon moment.
 
 
 
Si vous cherchez un truc totalement barré, ultra speed et bien kiffant.
 
 
Panty and Stocking with Garterbelt.
 
Le pitch en 2 sec’: Panty est une nymphomane aux propos vulgaires et Stocking une gothic lolita défoncées aux sucreries. Et elles sont surtout deux anges. SI elles veulent retrouver leur place au Paradis, elles doivent collecter des pièces sacrées en poutrant des démons à la chaîne.
 
Comment vous convaincre d’aller voir cet anime : Si Quentin Tarantino avait fait un anime, il aurait fait Panty & Stocking.
J’ai pris deux grosses claques cette année, Mahou Shoujo Madoka Magika et Panty & Stocking. J’ai déjà parlé du premier, intéressons nous donc au second.
P&S c’est avant tout un graphisme qui ne suit absolument pas ce que l’on connaît en animation japonaise. Cette série ressemble plus à une production de chez Cartoon Network comme Dexter’s Lab qu’a un Naruto.
On ajoute à cela des références cinématographiques et/ou d’animes un peu partout (que l’on dynamite au passage) et on termine avec des scènes  de baston ultra speed, sans temps mort et au service d’un scénario bien « pulp » dont au final on se moque un peu.
Continuez à décrire la série ne me conduirai qu’a vous spoiler. Elle ne comporte que 12 épisodes, ultra denses, tous plus cultes les uns que les autres, et je ne voudrai en aucun cas vous gâcher la surprise.
 
P&S est une série atypique car elle n’est à voir pour le fun qu’elle procure et rien d’autre. Il n’y a pas de sens caché, aucune morale et ça fait du bien. Alors que les DA japonais ont comme grief principal de se ressembler beaucoup entre eux, et que dans le même temps, ont trouve que les créateurs nippons ont le plus grand mal à sortir des carcans de personnages types, P&S est la preuve qu’il est bon parfois de lâcher la bride et de laisser parler ses envies plutôt que les radotages sclérosés de genres usées jusqu’à la corde.
 
 
 
Si vous cherchez une série comique assez légère 
 
 
Ore no imouto ga konna ni kawaii wake ga nai 
 
De quoi ça parle?: Kyousuke a la malchance d’avoir une petite sœur parfaite, Kirino. Bonne à l’école, sportive et même mannequin. Cette fratrie se tolère plus qu’elle ne s’apprécie. Mais Kyousuke va mettre au jour le terrible secret de sa sœur qu’il va devoir défendre envers et contre tout.
 
Bon, ça donne quoi: Le terrible secret de Kirino, c’est qu’elle est une otaku au dernier degré, fan de eroge et monomaniaque sur une série de magical girl. Ore no… est une plongée intéressante dans le milieu otaku. La série se veut être une comédie, par conséquent, il ne faut pas s’attendre à une analyse sociologique pointue de la jeunesse japonaise. Il faut voir la série comme une variation sur les relations frère/sœur qui sont assez bien décrite. 
La série brocarde aussi les comportements entre otakus. Kirino et Kuroneko se disputerons allègrement pour défendre leurs animes fétiches respectifs ce qui garanti, quand on est soi-même prêt à défendre passionnément une série, des moments véritablement comiques.
 
La série s’articule donc sur deux volets, la relation Kyousuke/Kirino qui n’est pas le volet véritablement comique, (Kirino pouvant se révéler vite exaspérante tant elle sait se rendre détestable.) mais qui décrit sincèrement les relations frère/sœur mélange d’amour et de haine perpétuel.
Le second volet est la relation Kirino/otakus, beaucoup plus drôle, qui me rappelle Genshinken qui est le must have si vous cherchez vraiment une série (ou un manga) sur les otakus.
 
A essayer donc, la série ne fait que 12 épisodes. Je ne vous garanti pas la poilade du siècle mais de passer un bon moment qui apportera du changement si vous faite une overdose de One Piece, Naruto, Bleach ou Fairy Tail.
 
 
 
Si vous voulez commencer une série avec des robots géants qui se tapent dessus :
 
 
Gundam Seed.
 
Pitch : Kira Yamato est un jeune étudiant à bord d’une colonie spatiale. Sa station, pourtant politiquement neutre, est la cible d’une action commando. Pour sauver sa vie et celle de ses amis, il sera obligé d’utiliser un Mobile Suit (un robot de combat donc) d’un nouveau type. Sa capacité à être à l’aise avec cette machine le propulsera contre son gré dans cette guerre qui approche.
 
Pourquoi la regarder : Ma découverte de Gundam s’est faite, comme beaucoup de ma génération, avec Gundam Wing qui est passée (un peu en loose) sur M6.
Gundam Seed propose le schéma typique de la série, un jeune héros se retrouve contre son gré à devoir se battre et se dépasser pour défendre ce/ceux qu’il aime. C’est hyper classique certes mais dans le cas présent, c’est très bien fait.
Si on est vraiment quelqu’un de chagrin, on pestera contre les sempiternelles valeurs mises en avant dans ce genre de shonen, on trouvera la recette éculée et donc sans intérêt.  
 
Je ne partage pas cette vision des choses. Gundam Seed propose certes ce que j’ai décri, mais le fait avec une certaine continuité, une certaine souplesse qui rend la chose indolore ou a tout le moins, supportable. Le grand mal des animes, c’est cette redondance perpétuelle où le héros gueule en permanence « Je vous protégerai tous… bla bla bla ». Gundam Seed évite cet écueil et arrive à créer une réflexion, à la limite de la niaiserie crasse et de la pertinence réfléchie, sur les problématiques de la guerre, de la paix, de l’eugénisme ou de la manipulation des foules.
Avec des scènes chocs, des phases d’actions excellentes et des combats épiques, Gundam Seed est la série parfaite pour débuter. Si la série arrive à vous porter, alors vous aimerez d’autres séries de mechas. Si par contre tout vous gonfle, alors vous pouvez laisser tomber les boulons, les croiseurs spatiaux et les duels entre tas de ferraille.
 
Si vous avez kiffé les robots et les tirs de plasma qui arrachent tout, vous aimerez peut-être :
 
Gundam Seed Destiny : La suite directe de Gundam Seed que je trouve au même niveau que le précédent.
Gundam 00 : La meilleure série Gundam pour moi. Des héros plus intéressants, des gundams mieux foutus (avis perso) et une histoire qui avance vite et qui surtout, propose une vision du futur intéressante a mi-chemin entre SF délirante et avenir possible.
Macross Frontier : Connu sous le nom de Robotech chez nous, le Macross le plus récent, nous offre un bon design (une bonne musique), des persos attachants et une histoire correcte.
Full Metal Panic : Assez classique dans sa construction, FMP propose de très bons persos, et se démarque surtout par un humour bien fichu. Si on aime, il faut enchaîner avec FMP The Second Raid et FMP Fumoffu, mini-série bien poilante.
 
 
Si vous cherchez des enquêtes et des énigmes et une ambiance un peu gothique.
 
 
Gosick:
 
Introduisons céans un résumé de bon aloi: Kujo, jeune expatrié japonais, se doit de réussir de brillantes études dans le petite royaume fictif de Saubure, situé entre la France et l’Italie de l‘après Première Guerre Mondiale.
Un peu rejeté par ses camarades (car japonais), il fera la connaissance de Victorique (Victorica, suivant les versions), une jeune fille curieusement recluse au sommet d’une gigantesque bibliothèque. L’intelligence exceptionnelle de Victorique la conduit souvent à résoudre des affaires criminelles mystérieuses. Elle entrainera dans ses enquêtes le pauvre Kujo, souvent dépassé par les évènements.
 
A voir? Ma foi oui, mais pourquoi?: Niveau enquête policière, il y a une chose avec laquelle je bloque avec les œuvres japonaises. Ce sont les résolutions ultra-tarabiscotés que l’on trouve dans Detective Conan ou dans les Phoenix Wrights. C’est logique certes, (en tirant bien sur la perruque) mais difficilement crédible. Bien qu’étant un amateur de l’œuvre d’Agatha Christie, je devrai trouver mon bonheur dans Gosick. Mais la série n’évite pas l’écueil décrit plus haut. Les énigmes ne sont pas inintéressantes et les enquêtes sont bien ficelés. Cependant un peu plus de crédibilité aurait donné une vraie assise à la série.
Mais tout n’est pas à jeter, loin de là.
Le contexte fictif de Gosick, (une Europe alternative) et une ambiance gothique bien menée permet de contrebalancer ce grief. On ressent plus alors une ambiance « horrifique », une sorte de conte d’Edgar Allan Poe (le tout reste léger, hein, c’est pour donner une idée). En prenant une direction plus « magique », la série arrive à rendre les personnages et les scènes acceptables, ce qui serait totalement impossible avec un contexte historique « réel » et fort.
 
 
L’autre grande force de Gosick (et qui a su maintenir mon intérêt) est son héroine, Victorique. Froide en apparence, rapide au dédain de son entourage, elle ressemble typiquement à l’archétype de l’enquêteur sûr de son intelligence et qui en tire un légitime orgueil (Elle qualifie son intellect de « Fontaine de la sagesse », Hercule Poirot parlait « de ses petites cellules grises » et Sherlock ne manquait pas de préciser un « Elementaire! » à un Watson défaillant.). Derrière cette image d’Epinal du détective, dont un créateur paresseux aurait pu se contenter, on retrouve un personnage vraiment travaillé qui déploie au fil des épisodes une psychologie complexe. Le personnage est extrêmement attachant car il est rendu vivant à l’écran. Victorique a un caractère difficile mais il est conditionné par son histoire et une certaine timidité. Le perso ne se limite pas à ça. Elle se vexe, fait des gaffes, tombe malade, chante terriblement faux, bref, jamais personnage dans un anime n’aura été autant travaillé dans tout les petits accidents qui font le quotidien (abstraction faite bien sûr des crimes violents que nous suivrons dans cette série). Rajoutons à cela le fait que Victorique a un look gothic lolita (ouais on se refait pas) et on tient la une série correcte, réellement portée par son personnage principal. Etant surtout attaché aux univers et aux méta-histoires (c’est-ce qui m’a fait supporter Final Fantasy XIII) c’est un tour de force que de me faire aimer une série par le biais de son héroïne. 
 
 
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